Quelle approche de l’analyse sémantique pour le référencement?

Ce n’est pas trop tôt, mais vous êtes nombreux à vous intéresser à la sémantique pour vos projets de référencement et je pense que c’est une bonne chose. Cela dit en observant les utilisations de SEO Hero, je suis convaincu que beaucoup ont une mauvaise approche de l’analyse sémantique.

En tentant de décortiquer ici ce qu’est une mauvaise approche j’espère vous donner quelques billes pour comprendre ce qu’est une meilleure approche de l’analyse du champs sémantique d’un mot clé.

Ce n’est pas une science exacte, et ce n’est un secret pour personne, je ne suis ni ingénieur ni linguiste, je peux donc me tromper, prenez ces quelques lignes comme une piste de réflexion et gardez en tête qu’il n y a de réel et de concret en SEO, seulement les résultats que vous obtenez ou les échecs que vous essuyez.

L’analyse des requêtes effectuées sur SEO Hero?

Depuis le début du concours SEO Hero, en observant les requêtes des utilisateurs, sans réelle surprise je vois deux approches de la sémantique pour le référencement, une bonne et une mauvaise.

Certaines requêtes sont « sémantiquement pauvres » comparées à d’autres. C’est à dire que l’on a très vite fait le tour des principaux concepts et que l’utilisateur trouve relativement peu d’idées à se mettre sous la dent.

D’autres sont au contraire sémantiquement intéressantes car elles nous ouvrent à une multitude de concepts et idées. C’est par exemple la différence que l’on peut trouver entre les requêtes « Plombier Paris » et « révolution française ».

Qu’est ce qu’une mauvaise utilisation de l’analyse sémantique?

Avec un tel outil d’analyse sous la main, le premier réflexe est d’effectuer une recherche sur le mot clé  pour lequel on essaye de se positionner.

Cependant, je m’attends d’un utilisateur qui recherche « Plombier Paris » avec le Topic Explorer de SEO Hero, que son analyse sémantique ne s’arrête pas là. Or beaucoup s’arrêtent à ce stade, et lorsqu’ils reviennent plus tard sur l’outil c’est pour analyser une autre thématique et non pas pour compléter ou affiner leur analyse précédente.

L’analyse sémantique peut aider à identifier un univers sémantique pertinent, bien loin de l’approche keyword centric qui domine les esprits depuis longtemps. Utiliser un outil d’analyse uniquement sur le mot clé cible, c’est revenir à cette approche keyword centric, comme expliqué dans un billet sur SEO Hero et l’analyse sémantique. On doit essayer de voir au delà du mot clé, plus loin vers l’horizon.

Celui qui se contente de rechercher son mot clé principal ne fait rien de bon, ou du moins ne fait rien qui va l’aider à se différencier des autres.

Prenons un exemple concret:

Parmi les concepts les plus fréquents retournés après une requête comme « Plombier Paris », on trouve « service, eau, chauffage, artisan, fuite, urgence, etc.»

Premier point : J’espère de tout cœur que le mec qui veut se positionner sur cette requête n’ait pas besoin du topic explorer ou de quelconque autre outil d’analyse sémantique pour deviner que sont contenu doit contenir des concepts tels que « fuite » ou « urgence ». Comme dirait Bedos (le père) « c’est d’une logique, ça me troue le cul ».

Second point : J’espère que la personne qui décide d’ajouter « fuite » et « urgence » dans son contenu ne le fasse pas en se disant « Yes ! À moi la SERP ». Je l’espère vraiment car en réalité, à toi rien du tout ! En tout cas pas avec cette approche.

Pourquoi c’est insuffisant pour se positionner? Entre autres parce qu’en ajoutant « fuite » et « urgence » dans son contenu on ne fait qu’ajouter des termes déjà présents chez les concurrents. Ces termes permettent d’entrer dans un cadre, mais comme dit plus haut ces concepts ne permettent pas de se différencier.

Ces concepts ne servent donc finalement à rien? Bien sur que si, ils peuvent aussi être indispensables. Oublier d’ajouter dans son contenu un de ces termes très fréquents, ça peut passer à mon avis, deux oublis pourquoi pas ? Mais trois, quatre, cinq absences de termes statistiquement incontournables ça commence à faire beaucoup d’oublis.

Autrement dit, ces expressions, dont le domain frequency est important (les expressions présentes dans un nombre important de pages web), ne vont pas vous aider à faire la différence, elles vont seulement vous aider à être candidat au ranking.

Ces concepts vont vous permettre d’entrer dans la course en obtenant votre dossard, mais en aucun cas vous permettre de vous distinguer de vos concurrents, et encore moins de passer premier la ligne d’arrivée.

En conclusion vous ne devez pas confondre fondamental et suffisant. C’est vrai; une banalité veut que pour ranker sur Google avoir un site est fondamental, malheureusement ce n’est pas suffisant.

Qu’est ce qu’une bonne meilleure utilisation de SEO Hero ou de tout autre outil d’exploration sémantique ?

  • Ne pas miser uniquement ou principalement sur les termes très fréquents dans le corpus de référence (ici la SERP). Faites de l’exploration sémantique.
  • Effectuer des analyses sémantiques aussi des termes connexes de façon à multiplier vos chances de trouver des concepts intéressants à étudier, et si valables, des concepts à développer.
  • S’intéresser de plus près au concepts statistiquement rares (DF Faible) ceux là ont plus de chance de vous aider à vous différencier
  • Ne pas croire que vous avez besoin d’ajouter le terme « Tour Eiffel » dans votre contenu pour être plus pertinent sur « Plombier Paris ».
  • Multiplier les sources d’analyse : Exalead, Yippy, Keyword planner, Answerthepublic
  • Faire aussi appel à son bon sens, et accorder plus de place au brainstorming

Et vous? Comment abordez vous la sémantique pour le référencement?

6 Comments

  1. L’idéal, c’est d’aider les gens avec des tutos photos pour avoir un truc pérenne (je parle pour la plomberie). Sinon, avoir une bonne connaissance de l’utilisation du wording peut aussi faire la diff. Cordialement.

    • Tu m’en veux pas j’espere mais j’ai viré ton bl vers le site de plomberie, je suis convaincu qu’il ne t’autrais rien apporté, ni de bon ni de mauvais. Oui c’est cool les tutos (je parle pour le SEO) 😀

  2. Bonjour Walid,
    Je valide la réflexion 🙂
    Maintenant la problématique c’est comment trouver tous les sujets sémantiquement proches qui vont mailler mon site et me rendre « la référence incontestée » aux yeux de google car je serai le seul à être le plus pertinent.
    Comment être certain que la perception que l’on a d’une thématique est la même que celle perçue par google ?
    A la grande époque de la wonderweel, google lâchait des infos, maintenant c’est compliqué seul ; les adwords et les suggest sont de faux amis à mon avis…
    Si SEO HERO est l’outil idéal, j’ai pas trop compris comment aller voir cela ou la bonne méthodo ; un futur tuto ?

    • Salut @sudvac

      D’abord merci à toi pour l’interaction. Pour info c’est Walid sans h, mais y a pas de soucis j’ai corrigé.

      Je commence par répondre à cette question : Comment être certain que la perception que l’on a d’une thématique est la même que celle perçue par google ?

      De manière très pragmatique je me dis qu’il est impossible d’avoir la meme perception que Google d’une thématique. Il y a deux arguments indémontables, le premier est que Google a plus de données, le second meme si vous avions la meme quantité et source de données, on ne sait pas exactement comment elles sont traitées.

      Mais tout ça c’est pas grave, parce que s’il est inutile de courrir derrière l’impossible, on peut se focaliser sur ce que l’on sait faire, sur ce qui est à notre portée. En observant quelques urls qui rankent on arrive déjà à se faire une bonne idée de ce qu’est « le minimum nécessaire » et on arrive à entrevoir des pistes pour faire mieux que le minimum nécessaire.

      Maintenant si on ne fait pas le poids (par rapport aux données dont dispose Google) on a une belle avance sur lui. Je prends un sacré raccourci mais dans le fond le moteur (peu importe son fonctionnement) essaie de mieux comprendre l’humain et pour cela il a besoin d’énormément de data, mais nous nosu sommes des humains et nos fonctions cognitives sont un sacré avantage que nous avons par rapport à lui.

      Si en plus de notre cognition nous avons en plus des data, on a quand meme de quoi faire des choses intéressantes. Puis il ne s’git pas seulement de suivre le chemin de Google, mais aussi de prendre Google et de lui montrer le chemin.

      Autre question : Maintenant la problématique c’est comment trouver tous les sujets sémantiquement proches qui vont mailler mon site et me rendre « la référence incontestée » aux yeux de google car je serai le seul à être le plus pertinent.

      Ce n’est pas la seule, les problématiques sont nombreuses, mais la garantie d’etre le plus pertinent aux yeux de Google, pour les memes raisons que j’ai cité plus haut c’est pas possibe. Les garanties c’est Darty qui nous les donne c’est tout.

      Pour revenir à la sémantique, quel est le meilleur outil? C’est le cerveau. En face de nombreux concepts normalement tu as toutes les fonctions psychologiques suffisantes pour les cartographier. En toute franchise, l’exercice de Mindmaping c’est pas de la science fi, c’est pas si compliqué, c’est juste de l’exercice.

      En ce qui concerne la wonderweel je m’en rappele très bien, c’était très sympa et je pense que nous pouvons essayer de reproduire un feature similaire, cela dit il ne faudra jamais suivre cela aveuglément, de meme qu’il ne fallait pas le faire avec la wonderwheel. Tous les outils possibles et immaginables nous proposent des suggestions, et c’est à nous de les ranger dans les bons tiroirs, sachant qu’une meme suggestion peut se retrouver dans différents tiroirs, mais cela encore une fois on va pouvoir le faire en utilisant nos méninges.

      En ce qui concerne, SEO Hero est-ce que c’est l’outil idéal? La réponse est très relative, et dépend aussi de ton approche du référencement, il ne fera pas le café mais il peut dégrossir le travail.

      Les tutos viendront mais pas tout de suite, et je suis certain que les utilisateurs auront des approches très différentes de l’outil, et il n’est pas garanti que mon approche soit la meilleure. Cela dit si t’es vraiment intéressé, je te propose de me contacter et qu’on se fasse une séance de 30 minutes à explorer et cartographier des topics. Mais seulement si t’es motivé. Tu peux me contacter sur Skype.

  3. Walid (sans le H 🙂 sorry…. ),
    Merci pour ton long retour !
    Oui on est bien OK sur le principe que Google tente de mieux comprendre l’utilisateur mais pour moi, je pense qu’il reste un algo et en tant que tel limité à partir d’un certain point dans sa compréhension.
    Je bosse dans le voyage, pas du tout dans le SEO (qui est juste une passion). Quand je vois les sitemaps des grands sites e-travel proposés dans le top 10, je me dit quand même que sa compréhension du sujet est loin d’être parfaite par rapport aux besoins réels des internautes ; on est bien loin du minmap idéal sortit du cerveau et orienté user alors que des sites pertinents avec des metrics backlinks tout aussi importantes (voir meilleures ) squatent les pages profondes de la serp (types sites d’offices de tourisme, régions touristiques)…. . J’en déduit donc que la compréhension google du sujet n’est pas la même que l’internaute lambda (du moins la mienne…) ; il faut donc comprendre aussi ses attentes à elle.
    Cartographier tous les liens sortant des pages de la requête cible ?!? en récupérant les ancres et peut-être appliquer les mêmes extractions que pour le contenu (tfidf, idf, ngrams) ?
    PS : peu de temps pour du live skype en ce moment, mais j’échangerai bien avec toi sur script-seo, j’ai d’ailleurs un petit site sur l’investissement immo qui dort en ce moment…. .
    PS : Merci pour l’invit mais à défaut de motivation, j’ai pas le temps

    • Je t’ai proposé le skype seulement parce que tu demandais des tutos, si maintenant tu réponds que t’as pas le temps c’est pas si problématique que ça finalement 🙂 Sache que si tu as besoin n’hésite pas à toquer.

      Je pense que je n’ai pas été assez clair. Quand je dis d’utiliser son cerveau, j’entends pas là utiliser AUSSI son cerveau. Je suis d’accord sur tout ce que tu dis, c’est un algo, sa capacité à « penser » comme un humain est limitée, etc. Mais ce n’est pas parce que l’on a à faire à une machine que l’utilisation (en partie) du bon sens contre la machine soit une erreur.

      C’est justement parce que c’est une machine que certains dont moi essayent de développer des tools, tu te doutes bien qu’on est incapable de sortir la formule sémantique magique. On essaye de faire du mieux que l’on peut avec ce que l’on sait du fonctionnement de Google, mais on est très loin je suis très loin du reverse ingeneering parfait.

      Je ne me fais pas d’ilusions, mais l’aimerai bien voir les requetes dont tu parles avec ces sites pertinents et populaires qui squatent les abysses au profit de sites moins bon, c’est toujours intéressant de regarder ça. Par contre, ce n’est peut etre pas ton cas, à chaque fois que quelqu’un m a dit regarde tel site, meilleure qualité de contenu, meilleurs backlinks, il ranke derrière ces sites de merde, en regardant plus pret je me rends compte que les bons sites en questions (aussi qualitatifs qu’ils soient) ne répondent pas à l’intent.

      Je prends pas la défense de Google hein ^^, il est loin d’etre parfait, on voit des abbérations tous les jours, mais les choses sont souvent plus complexes que, « j’ai du bon contenu et du bon lien », tout est relatif.

      PS:Intéressantes l’idée de regarder vers quoi pointent les pages, et d’étudier la sémantique de ces pages. Pour un mot clé si je compte 100 urls + 20 liens internes par url, ça fait 2000 pages à parser et autant de contenus à extraire par requete.

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