Valider son business avant de faire du SEO

Quelque soit le métier, cela ne fait jamais plaisir de voir un client perdre son argent. A midi je terminais un rendez-vous téléphonique avec un client très récent, et vu la tournure de la discussion il fallait absolument que je publie ce billet qui rejoins en partie ce que je disais sur le consultant SEO et sa responsabilité dans le taux de conversion.

Je viens à peine de prendre ce projet en main et pour tout vous dire on est encore sur les mots clés. Une petite particularité de ce projet est que seules les catégories et la page d’accueil peuvent réellement apparaître dans les résultats de recherche. La recherche très spécifique étant quasi inexistante, très peu de marges de manœuvre pour apporter de la visibilité aux pages produits sur Google.

Dilemme, chaque catégorie peut être représentée par pas loin de 10 mots clés différents, or je dis au client qu’il va falloir faire des choix. Ma crainte est qu’à force de vouloir positionner une catégorie sur tout, elle ne ranke finalement sur rien. Je préfère qu’on choisisse 2 ou 3 mots clés prioritaires par catégorie, pour les autres ont verra ce que l’on peur faire, mais aujourd’hui il faut prioriser.

Dans une situation similaire je tranche la plupart du temps en me basant sur le volume de recherche. Le niveau de concurrence m’intéresse, mais il ne m’obsède pas plus que cela. Mais dans le cas de mon client les volumes de recherche sont globalement similaires, aucun terme qui sort réellement du lot pour son potentiel de trafic.

J’en profite donc pour lui proposer une campagne Adwords qui permettra de trancher en fonction de la conversion… Quand on a un doute, y a rien de mieux et de plus rapide pour se le lever. Je ne m’attendais pas du tout à la suite.

J’apprends que mon client est traumatisé par la publicité, qu’il était dans un tout autre business auparavant et que la publicité l’a ruiné. Vous vous rendez compte… la publicité l’avait ruiné.

« Je comprends ta mauvaise expérience, mais comment ça la publicité t’as ruiné… raconte si c’est pas indiscret. « 

Voici la version résumée de son explication.

« J’étais avec un associé, on faisait beaucoup de pub et on cartonnait. Un jour nous nous sommes séparés, nous étions en désaccord. J’ai continué de mon coté, mais sans associé et forcément sans la même puissance de négociation auprès des fournisseurs. Je ne bénéficiais plus des mêmes prix et forcément je ne pouvais plus proposer les mêmes conditions auprès de mes clients. Je n’ai pas réduit le budget pub et j’ai finalement tout perdu dans la pub. »

En résumé mon client n’a pas perdu son investissement à cause de la pub, mais à cause de conditions de business qui n’étaient plus les mêmes. A deux il faisaient de la pub et ça marchait au top, seul il faisait de la pub et ça ne marchait plus. Finalement, c’est pas la pub qui merdé, c’est peut être le refus d’ouvrir les yeux et de se dire : « dans ces conditions ça marche pas ». J’arrête là ».

La pub en réalité c’était sa chance. La chance de comprendre très vite que quelque chose ne cadrait pas et d’arrêter tant qu’il était encore temps. S’il n’a pas écouter ce que la pub avait à lui dire, probablement qu’il n’avait pas compris que la pub était un booster et non une machine à vendre quelque chose d’invendable…

Maintenant imaginez que dans quelque temps ce client ranke, mais qu’il ne vende pas ? Si la pub était responsable de son premier échec, qui serait responsable du second ?

J’ai donc terminé par un argumentaire en faveur d’adwords alors que je ne vends pas de campagne adwords. Au delà de son dilemme sur le choix de quelque mots clés, ce sera aussi et surtout l’occasion de tester et de valider son business.

Je n’ai pas eu de promesse de sa part pour adwords, mais j’ai eu droit à un, « je suis tout à fait d’accord avec toi et je vais réfléchir ». Je pense que ça va le faire.

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